Présentation

Depuis près d’un siècle maintenant, la Maison Diederich s’impose comme une référence dans les métiers de la terre, de l’horticulture à la fleuristerie. Retour sur l’une des plus belles histoires familiales de la province du Luxembourg. Tout commence à Neufchâteau, en 1926 : Joseph Diederich et sa femme Louise achètent une ancienne boulangerie pour y installer leur propre fleuristerie. Le jardinier décide qu’il est temps pour lui de mettre en

notre renommée, c’est la culture des plantes en couche froide » raconte Albert. « Les autres faisaient pousser les plantes dans des serres chaudes, ce qui posait problème pour leur acclimatation à l’extérieur. Nous, on les acclimatait avant de les vendre. Elles pouvaient donc être directement replantées. » Françoise se souvient des conditions de travail de son père : « Ils faisaient tout euxmêmes. Ils portaient les couronnes sur leur dos, à vélo, jusqu’au jour où ils ont pu acheter une camionnette. Le progrès a facilité les

Diederich se développe peu à peu et ses secteurs d’activités grandissent année après année. Pour Françoise, si le public évolue au gré des générations, celui-ci ne diminue pas au fil du temps et son budget n’a pas changé.

Un nouvel
anniversaire…
et une quatrième
génération

Depuis le 1er janvier 2014, Alain Petit et Marie Body dirigent la Maison Diederich. Alain a apporté plusieurs inno-

pratique ses connaissances, acquises lors de sa formation chez les Compagnons. Il s’offre un premier terrain (300 m²) dans lequel il aménage ses premières serres. « Certaines d’entre elles ont 90 ans ! » raconte Françoise

De père en fils

Très vite, les fils de Joseph décident de suivre son exemple. Albert a 15 ans lorsqu’il se lance dans l’horticulture avec Jean, son aîné.

vations à l’entreprise familiale, du plan d’eau (piscines naturelles, étangs) à la création d’un e-commerce, permettant ainsi aux clients de commander différents produits grâce à Internet. La bonne gestion de la clientèle, c’est très important pour Marie : « Les Diederich ont toujours proposé des articles de qualité. C’est notre marque de fabrique. On essaye de coller au mieux aux souhaits des

Ensemble, ils développent les jardins d’ornement. Marie explique combien la pratique était différente en ce temps-là : « Ils sont partis de la terre et ils ont évolué avec celle-ci. Ce sont des précurseurs en horticulture, ils n’avaient pas de livres pour les aider. Tout était dans la pratique. » Albert témoigne : « À l’époque, on avait besoin de lire et d’écrire, c’est tout. On n’a pas suivi de cours. On a appris sur le tas. » Si Albert et Jean n’ont pas ciré les bancs d’école, ils sont néanmoins tombés sur un pédagogue qui a su leur communiquer l’amour du métier : « Notre père, c’était notre école à nous. On avait le meilleur professeur qui puisse exister. Il s’occupait de pépinières, d’horticulture, de maraîchage ; il savait tout faire. » À la mort de leur père (1964), les deux fils reprennent l’entreprise. « Ce qui a fait

choses, c’est certain. » Cela, Albert Diederich en est bien conscient : « Dans le temps, non chauffait les serres au charbon en hiver.
Quand il gelait, on se levait la nuit. Maintenant, on pousse sur un bouton et c’est réglé. » Les années 90 marquent la retraite des deux frères et la fin de la deuxième génération

La troisième génération

Françoise se voit alors confier la fleuristerie et laisse les travaux d’horticulture (légumes, plantes annuelles, etc.) à son frère Pierre et à son cousin Michel. Après la saison, ceux-ci travaillent également avec Bernard (frère de Michel) qui se spécialise dans les parcs et jardins (pelouses, haies, arbustes, etc.) et dont le fils, Pierre-Édouard, prendra bientôt la relève. Le temps passe, la Maison

acheteurs, on les conseille, on les écoute. » La nouvelle commerçante n’est pas peu fière de la collaboration de la Maison avec Fleurop-Interflora Belgique, qui dure depuis trois générations déjà. « C’est un vrai plaisir d’apporter des fleurs aux anniversaires, aux mariages, aux fêtes, etc. Le sourire des gens est notre meilleure récompense. » Le mois d’avril sera l’occasion pour l’entreprise d’ouvrir ses portes au public. Plusieurs activités sont prévues : conférences (dont une exposition de l’association Natagora), cadeaux et, bien entendu, le traditionnel verre de l’amitié. Si le printemps 2016 annonce déjà le nonantième anniversaire de la Maison Diederich, l’histoire ne va pas s’arrêter là. La cinquième génération est déjà là, prête à prendre la relève. Eh oui, on ne chôme pas chez les Diederich !